Edith Donc, de mon vrai nom Edith Bos Boyer
Artiste peintre hyéroise

Nom ou pseudo ?
Cette confusion reflète le brouillard identitaire dans lequel je me trouve à devoir continuellement m’adapter aux autres. Il matérialise la difficulté que j’ai à revêtir le masque social pour mon personnage public et mon besoin viscéral d’être en retrait.
Un style de peinture, puis un autre, pourquoi tant de diversité ?
C’est un moyen de faire ressentir ce que je vis quotidiennement : la multitude de pensées, la difficulté à faire des choix et le besoin d’expérimenter.
Biographie
Je suis née en 1978 à Hyères dans le Var. J’ai passé ma petite enfance dans la maison du gardien de l’aéroport, à 50 m de la piste de décollage et à peine plus de la plage. Des souvenirs forts, lumineux et heureux. Puis, de par le métier de mes parents, j’ai découvert l’enrichissement personnel apporté par les voyages. Outre diverses pérégrinations en Europe et en quelques autres endroits du globe, j’ai vécu en Algérie, aux Pays-Bas, en Belgique et en France. J’ai eu conscience très tôt que cela a été une réelle chance de pouvoir découvrir d’autres cultures.
Mon attrait pour le dessin s’est manifesté dès l’enfance. J’y ai trouvé très tôt un moyen de communication et de contact avec les autres. C’était surtout une possibilité d’extraire mes angoisses face à ce monde déjà en alerte.
À l’adolescence, la couleur disparaît, laissant place à l’ombre graphique du crayon entremêlé de stylo-bille. Ce simple outil, si efficace pour restituer la spontanéité d’un geste ou d’une idée, prendra une place importante.
Ce sera seulement vers l’âge de 18 ans que je décide d’approcher la peinture et débute des œuvres tourmentées, abstraites et colorées.
En 2001, je décide de réaliser mon rêve d’enfant, d’enrichir et d’approfondir mes connaissances et réussis le concours d’entrée de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, en Belgique. Titulaire d’une licence en peinture monumentale en 2005, je reviens dans le sud de la France, où je m’installe en tant que peintre professionnel.



Le début d’Edith Donc
Les galeries sont unanimes : un artiste doit avoir un style reconnaissable, permettant aux clients de l’identifier au premier coup d’œil. Mes styles variés ne vont pas me faciliter les choses.
Après de longues réflexions, je décide de diviser mes travaux. Mon vrai nom pour Disparition de la faune, une série explorant des fonds marins où la vie semble presque inexistante, suscitant des réflexions sur la beauté et l’horreur. Le reste de mon travail est publié sous un pseudonyme, marquant ainsi le début d’Edith Donc.
En revenant à Hyères en 2007, je m’isole plus d’une année et réalise « Regard sombre », une série noire et lucide sur les penchants de notre société ; puis, j’y incorpore la couleur et réalise la quasi-totalité de « Regard sur notre société », une série plus colorée et satirique.



Hors cadre avec Les autochtones
En 2010, en participant à BigDrum, je fais la connaissance d’artistes locaux et je m’investis avec eux dans la réalisation d’événements artistiques. Cofondatrice et organisatrice de L’Art est public et L’Art évolution, des boutiques éphémères à Hyères et Sanary, ou avec la sulfureuse Sexposition au Castel Pierre Lisse, et en étant co-manager de la galerie Républiq’Art de 2012 à 2015.
Une toute nouvelle expérience s’offre à moi en 2018 avec la sculpture sur neige, je participe à la Fête d’Hiver de Saint-Jean-Port-Joli au Canada.
De 2017 à 2023, j’ouvre, en compagnie de trois autres créatrices, une Boutique/Atelier nommée Aux Arts etc.., rue du Temple au sein du Parcours des Arts, dans le centre ancien d’Hyères. Nous organisons des évènements décalés comme la FIOC (Foire Immanquable des œuvres Croutées) ou encore « La fête du PIOU PIOU« .
De belles expériences mais cette fin sera une “libération” qui me permet à nouveau de m’isoler et de me replonger totalement dans la peinture.





Le Street painting
Découvrant l’Art de rue avec la Compagnie HO, je suis lauréate en 2015 de la catégorie « dessin libre » au 6ème Festival International de Street Painting de Toulon et remporte le 1er prix, une participation au Festival Bella Via à Monterrey au Mexique.
Je participe à de nombreux festivals en Allemagne, Angleterre, Italie dont le fameux Incontro Nazionale dei Madonnari à Grazie, et en revient médaillée en 2017.
En 2023, je suis lauréate au 1e concours national Art et Risk dans la catégorie « Les risques liés aux activités humaines » avec un dessin de Street painting. Je suis également invitée à Taurianova en Calabre pour participer au 8e concours international des Madonnari, art typiquement Italien.
En 2024, j’obtiens le 3e prix catégorie « Qualificati – Inferno » sur le thème de la Divine Comédie de Dante, au 50e Rencontre Nationale Des Madonnari « Antichissima Fiera Delle Grazie Di Curtatone » en Italie, et passe en catégorie « Maestra ».












